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Message d’Attac-Québec à l’occasion de la tenue de la Convention européenne des autorités locales pour les services publics face à l’AGCS

Publications, 22 octobre 2005

Liège, 22-23 octobre 2005

Texte lu à la tribune par Frédéric Viale, Attac-France

Message d’Attac-Québec à l’occasion de la tenue de la Convention européenne des autorités locales pour les services publics face à l’AGCS, Liège, 22-23 octobre 2005

CherEs, déléguéEs,

Nous aurions beaucoup aimé être parmi vous aujourd’hui mais cela n’a pu être possible malheureusement. À l’occasion de cette convention et de la naissance de la résolution de Liège, il nous apparaît opportun d’insister sur l’importance que la mobilisation européenne des élus contre l’AGCS se consolide mais aussi qu’elle ait des répercussions à l’étranger, notamment au Québec où il existe aussi une mobilisation d’une trentaine de villes. En ayant adopté des résolutions à ce sujet, les villes de Montréal et de Québec représentent à elles seules une très grande partie de la population du Québec.

Toutefois pendant que la mobilisation au Québec se développe, celle des autres villes au Canada s’affaiblit. La technocratie et la désinformation font leur œuvre, notamment à travers un guide visant à aider les villes à gouverner en fonction des accords commerciaux. Ce guide, dixit le gouvernement canadien, ne constituerait
« en aucun cas un avis juridique ni ne reflèterait la manière dont le gouvernement du Canada interprète les accords auxquels il est partie. Il est recommandé aux autorités municipales de demander, au besoin, des avis juridiques. »

Avouons que l’affirmation est stupéfiante. Quelle crédibilité peut-on donc accorder à un tel outil ? Nous posons la question et travaillons pour que les enjeux réels de l’AGCS et ses corollaires ne soient pas occultés. Nous félicitons tous les artisans de la résolution de Liège et nous espérons qu’elle sera portée haut et fort par vous tous dans les frontières de l’Europe et hors de celles-ci. Le sujet de l’AGCS et des services publics doit à nos yeux faire partie des sujets prioritaires abordés lors des rencontres et forums réunissant des élus locaux à l’échelle continentale et inter-continentale. Les structures de collaboration existent, il s’agit de les utiliser à cette fin.

En terminant, un mot sur l’existence d’une mobilisation chez nos voisins américains où les gouverneurs de trente états se sont mobilisés en mai dernier contre l’AGCS et où trois états (la Californie, le Maine et le Vermont) ont demandé d’être exclus des nouvelles offres faites par leur pays dans les négociations en cours. Nous tenons aussi à souligner l’émergence d’un réseau unissant, comme ici, des élus (parlementaires) et des représentants de la société civile du Canada, des États-Unis et du Mexique face aux conséquences de l’accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) et aux volontés d’approfondir l’intégration, notamment par le projet de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Celui-ci s’inspire et va au-delà de l’AGCS sur la question des services. Le IVe Sommet des Amériques, organisé par l’OÉA (Organisation des États américains) est à surveiller les 4-5 novembre à Mar del Plata en Argentine ainsi que le contre-sommet : le IIIe Sommet des peuples des Amériques.

Pour qu’un autre monde soit possible, plus juste, plus solidaire, plus démocratique, cette alliance des élus progressistes et des acteurs de la société civile est plus que jamais nécessaire pour contrer la domination de l’intérêt privé et ses attaques contre la démocratie elle-même. Nous vous invitons chaleureusement à continuer d’y travailler en construisant ce pont entre l’Europe et les pays des Amériques.

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